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Le CHU de Toulouse propose un second avis médical aux patients surirradiés
Provenance:  APM          Date:  01/10/2007

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Le CHU de Toulouse a écrit aux 145 patients surirradiés pour leur proposer de les aider à avoir un second avis médical sur leur état de santé et les conséquences éventuelles de la surexposition, a annoncé lundi son directeur général Jean-Jacques Romatet.

Un total de 145 patients pris en charge au centre régional de radiochirurgie stéréotaxique du CHU de Toulouse à l'hôpital de Rangueil ont été surexposés à des rayonnements ionisants entre le 6 avril 2006 et le 17 avril 2007, en raison du mauvais paramétrage du nouveau système de traitement Novalis* (BrainLAB) au moment de son installation, rappelle-t-on.

"Nous avons écrit à tous les malades pour leur indiquer que nous sommes prêts à leur faciliter l'accès à l'une des cinq équipes pluridisciplinaires existant en France, autre qu'à Toulouse, et avoir ainsi un second avis médical", indique à l'APM Jean-Jacques Romatet.

Il précise que le CHU entend ainsi prendre en charge les surcoûts liés au déplacement, comme les frais de transport.

Cette annonce intervient alors que le quotidien Le Parisien a publié lundi un article intitulé "Le cri de colère des irradiés de Toulouse", affirmant que le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en cours de rédaction s'annoncerait comme "très sévère sur l'organisation du service de radiothérapie de Rangueil".

Le Parisien affirme que "l'enquête sanitaire en cours montrerait que le surdosage des rayons est à l'origine de troubles de santé graves chez près d'un irradié sur deux".

"Les témoignages des patients démontrent clairement l'apparition brutale de paralysies faciales, de surdités soudaines, de douleurs fulgurantes ou d'accidents vasculaires mettant parfois en jeu le pronostic vital", décrit le quotidien.

Le Parisien assure en outre qu'il "ne s'agirait pas seulement, comme l'affirme l'hôpital, 'd'un problème de calibrage des faisceaux' du fabricant BrainLAB, mais aussi d'erreurs humaines à répétition, suite à des défauts de formation de certains personnels et à des carences dans certaines autorisations".

Précisant qu'il n'a encore reçu le rapport Igas-ASN en vue de la procédure contradictoire, le directeur général du CHU s'élève vivement contre la publication d'informations "partielles" ne tenant pas compte de la réponse du CHU et de certaines de ces affirmations.

En ce qui concerne l'état de santé des 145 patients surirradiés, le CHU ne nie pas qu'ils aient des "troubles douloureux" mais conteste le fait que tous les troubles soient liés au surdosage, explique Jean-Jacques Romatet.

Une "très grande majorité" de ces patients ont reçu des doses entrant dans une fourchette considérée comme acceptable, selon la revue de la littérature, explique-t-il. Le nombre de patients ayant été trop fortement surexposés est "très nettement inférieur à la moitié" des 145 surirradiés, assure le directeur sans donner un chiffre précis.

Il rappelle par ailleurs que le CHU reconnaît qu'une erreur de calibrage a été commise lors de l'installation de l'appareil. "Nous sommes prêts à en assurer les conséquences", ajoute-t-il.

UNE PLAINTE CONTRE X EN COURS DE REDACTION

Du côté des victimes, Me Christophe Léguevaques, avocat de l'association SOS Irradiés 31 -qui regroupe 45 de ces patients surirradiés-, a indiqué lundi à l'APM qu'il était en train de rédiger une plainte contre X pour "mise en danger d'autrui" et "coups et blessures involontaires".

Cette action au pénal a pour but de "faire sortir la vérité du puits et d'éviter que les erreurs ne se reproduisent", ajoute l'avocat qui souligne qu'il s'agit d'une action menée parallèlement à la procédure de conciliation avec l'hôpital en vue d'obtenir des indemnisations, et pas parce que cette dernière aurait échoué.

L'association se réunira mercredi après-midi pour bien établir la stratégie d'action.

L'Association des accidentés de la vie (Fnath) de Toulouse va également tenir une réunion lundi après-midi sur les surirradiations au CHU de Toulouse.

"Il s'agit de la deuxième réunion sur le sujet, la première ayant eu lieu en juin. Elle vise surtout à écouter ce que les patients souhaitent", indique à l'APM Nadine Herrero, secrétaire générale du groupement départemental pour la Haute-Garonne de la Fnath.

Nadine Herrero souligne que la Fnath de Toulouse a été contactée par une quinzaine de patients surirradiés et que l'association n'avait pas de contact avec SOS Irradiés 31.

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ajouté par leprince le 02/10/2007 consulté 1830 fois
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